Pendant des années, j’ai écrit et publié derrière un pseudo : iamadlx. C’était pratique, un peu cool, ça faisait « marque ». Et puis un jour je me suis posé la vraie question : est-ce que ce pseudo me sert encore, ou est-ce qu’il me cache ?
Le pseudo, c’est un masque — pas une maison
Un pseudo, c’est parfait pour les réseaux. C’est un handle, une vitrine, un clin d’œil. Mais quand il s’agit d’écrire, de poser des idées et de les assumer, le masque devient un obstacle. On se retranche un peu derrière. On signe sans vraiment signer.
J’ai réalisé un truc simple en regardant les gens dont le travail m’inspire : leur branding perso ne « déchire » pas parce qu’ils ont trouvé un pseudo stylé. Il déchire parce qu’ils assument leur nom.
Quand tout le monde se planque derrière un pseudo, l’authenticité devient la vraie différenciation.
Mon nom n’est pas « moins sexy »
C’est l’excuse que je me racontais : « Leleux, c’est moins vendeur qu’un pseudo. » Faux. Un nom assumé, c’est :
- Mémorable — les gens retiennent les personnes, pas les avatars interchangeables.
- Durable — un pseudo colle à une époque ; mon nom me suivra quel que soit ce que je construis ensuite.
- De confiance — si je mets mon nom dessus, c’est que je le pense.
Ce que je garde, ce que je change
Le pseudo ne disparaît pas : il redevient ce qu’il aurait toujours dû être — mon handle sur les réseaux, ma surface sociale. Mais la maison, l’endroit où j’écris et où je réfléchis, c’est ici. Sous mon nom.
C’est le premier article de ce blog. Il y en aura d’autres — sur ce que je construis, ce que j’apprends, et ce que je démêle en chemin.
Bienvenue. 🙏